Poids : retour case départ.

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Il ne faut pas se voiler la face : un régime, ça se fait à vie. En commençant un régime, il ne faut pas croire que l’on va faire attention pendant un moment, perdre quelques kilos, puis remanger ensuite comme on le souhaite. Un régime, c’est pour tout le temps. Cela consiste à apprendre à manger différemment, à équilibrer ses repas, et à absorber le bon nombre de calories par jour selon son activité.

Pour nous remettre dans le contexte (je me répète car j’ai probablement déjà dû en parler dans des articles plus anciens), en mars 2014, je me suis mis au sport. Je me suis mis à courir. Au début, doucement et pas longtemps. Puis j’ai allongé les distances, j’y suis allé de plus en plus souvent. Si je me souviens bien, à ma meilleure forme j’arrivais à courir 16 km. Je ne dis pas que j’y prenais du plaisir, mais presque. Forcément, je commençai aussi à faire attention à mon alimentation. Je pesais 88 kg environ au début, puis j’ai fait chuter ce chiffre jusqu’à … 62 kg, au plus bas (le moral était bas aussi). En bataillant contre ma gourmandise et en continuant le sport, j’ai réussi à préserver quelques temps cette valeur.

Pas longtemps. 

J’ai pris mon nouveau boulot en février 2016. Depuis, j’ai arrêté tout sport et toute surveillance de l’alimentation. Le sport ne me motive pas du tout. En rentrant à 19 h au studio, la seule chose que j’arrive à faire, c’est me vautrer sur le canapé devant la télé ou l’ordi. Concernant la bouffe, elle est devenu mon anti-dépresseur n°2, en déglinguant des paquets de biscuits et de céréales le soir. Bien évidemment, j’ai arrêté de me peser (en plus, ma balance n’avait plus de piles, quel dommage). J’ai juste vu les conséquences de ce changement d’habitudes : bye bye les pantalons en 38 et les hauts en taille S. J’ai, au fur et à mesure, dû mettre à jour mes affaires. Mais tant pis. Je n’étais pas d’humeur à faire attention. Je ne voulais pas m’ajouter ce soucis en plus du boulot et de tous ceux que vous connaissez.

Alors voilà, le bidou est revenu. Les cuisses aussi.

Jeudi matin, j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai trouvé quatre piles AA, et je me suis pesé.

Surprise surprise. 

86,9 kg.

BIM, dans ta face.

Ça ne pardonne pas.

Ils n’étaient pas partis loin ces foutus kilos ! Ils sont malins, les fourbes.

Bon, je suis dans un bon jour pour écrire cet article, donc je vais vous dire : tant pis. Ça ne m’atteint pas tant que ça. Je le savais, je m’en doutais. Ce régime fut une lubie. Cela m’a intéressé sur le moment, j’ai eu envie de le faire, puis voilà, c’est passé. Je pensais que cela m’aiderait à gagner de la confiance en moi, à me sentir mieux dans mon corps. Cela n’a pas fonctionné comme ceci. Bizarrement, en me regardant dans le miroir aujourd’hui, je ne me trouve pas autant gros qu’avant ma lubie. Je n’aurais pas parié sur un chiffre aussi élevé. Mais, ma foi, la balance ne peut pas avoir tort.

Le poids est une histoire d’équilibre entre les calories absorbées et consommées. Je ne fais aucune activité physique, je vais au boulot en voiture, alors je pense dépenser juste le minimum possible. Par contre, j’en absorbe. Quoique, mes repas sont plus ou moins équilibrés, les seules conneries que je fais c’est le soir devant la télé. Alors alors, que va-t-il se passer maintenant ? Est-ce que je vais rester à ce poids, qui serait une sorte d’équilibre vis-à-vis de ma façon de manger ? Ou est-ce que je vais continuer à monter ?

Quoiqu’il en soit, il faudrait que je parvienne à manger un peu plus aux repas, pour éviter la fringale à 22 h qui me conduit directement vers le placard à biscuits. Eviter de monter au-dessus des 90 kg serait l’idéal, ne serait-ce que pour l’image que j’ai de moi-même (qui n’est déjà pas bien folichonne). Je ne veux pas non plus me priver d’une soirée bière-pizza-glace quand elle se présente. Ni d’un pain au chocolat à 10 h si un collègue ramène le p’tit déj. J’en étais arrivé à un extrême assez malsain pour rester à 62 kg.

Donc, donc … Équilibre, équilibre, où es-tu ?

J’ai envie de vous dire, tout cela ne tient pas à grand chose. Tout se recoupe. Le boulot, l’humeur, le sport, tout ceci est un tout qui pourrait aller comme sur des roulettes si j’avais cette petite étincelle. Cette petite motivation, de l’entrain, de la volonté. Puis pouf, un samedi matin, je me dirais Pourquoi pas aller courir un peu ?. Vous voyez ce que je veux dire ?  Avec moi, c’est soit tout, soit rien.

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Crises, le retour.

Doucement mais sûrement, les crises reviennent. Je sens, dès le matin, que je ne pourrais pas repousser de beaucoup l’échéance. Je tente de m’occuper avec les tâches ménagères, mais voilà, il est onze heures et je m’écroule. Comme sur un ring, vous tenez un petit moment face à un adversaire plus fort que vous, puis vous sentez que vous ne pouvez plus faire face et l’autre vous démolit. Vous vous retrouvez à terre. Tout intérêt et motivation me quittent, et je pleure. Comme avant. Ces crises au moins sont fidèles, elles ne s’échappent jamais bien loin.

Pourtant j’ai passé plutôt une bonne journée hier, contre toutes attentes. Aujourd’hui, comme on dit, je me suis levé du mauvais pied. J’ai commencé par engouffrer la moitié d’un paquet de céréales. Car oui, en ce moment, je n’arrive plus à me limiter. Je mange tout et n’importe quoi. Le soir, en déprimant devant la télé, tout peut y passer. Biscuits, céréales, chocolat. Non seulement j’ai réellement faim, mais en plus plus rien ne m’oblige à faire attention à moi. Alors je me goinfre. J’ai continué mes tâches ménagères, celles-ci étant mes seules occupations du week-end. Mais là, ça y est, à peine deux heures après mon réveil, j’en peux plus. J’ai envie de me recoucher, de pleurer, et qu’on vienne me débrancher.

Premier week-end après quinze jours de vacances et une semaine de boulot, je savais que la tâche allait être compliquée. Pas de surprise, tout revient exactement comme avant. Je ne vais donc pas encore me répéter, puisqu’il parait que je me plains tout le temps. J’avais envie de venir écrire ici depuis un moment, et il a fallu que ça soit une de mes fichues crises qui m’y pousse.

A peine une semaine est passée depuis la reprise du boulot. Une petite semaine. Et tout est déjà retombé. Quel est mon prochain objectif ? Attendre de poser des vacances pour Noël ? Acheter à nouveau des jeux-vidéos pour faire passer les week-ends pluvieux de l’automne ? Très inspirantes comme perspectives. Pendant mes études, j’attendais sans cesse les prochaines vacances ou la fin de l’année. Là, j’attends quoi ? Le comble, je m’ennuie en vacances. Je ne peux pas prendre des vacances seul. Et pour en rajouter une couche, je m’ennuie au boulot. En fait, rares sont les moments où mon intérêt s’éveille dans ma vie.

Je me rends compte de cette évidence à l’issue d’une journée de boulot. Cette journée, je la passe à attendre ou à répondre à des tâches imposées. J’attends l’heure légale de fin pour pouvoir partir, et là, je me rends compte que je rentre chez moi pour … rien. Que vais-je y faire ? M’affaler à nouveau sur le canapé derrière la télé ou l’ordinateur. Alors, à quoi bon ? Est-ce pour vivre ça que nous sommes faits ?

Je sais ce que vous allez dire. Inscris-toi à un club, une association, fais du sport, fais du bénévolat. Je sais, je sais. Mais je n’y arrive pas. Mon esprit est enlisé et plus rien ne parvient à le tirer de là. Il n’y a concrètement aucune solution. Je ne peux pas changer de boulot car aucune offre ne me correspond et celles que je pourrais éventuellement tenter sont au-dessus de mes capacités. Dans mes raisonnements, j’en arrive vraiment à la fin. C’est-à-dire que j’angoisse pour le futur car je ne sais vraiment pas comment le négocier. Il va falloir que je trouve un moyen de m’intéresser à une activité, de m’amuser, sinon comment vont se passer les années qu’il me reste à tirer ?

Je n’apprends rien de mes erreurs. Je stresse toujours autant pour le boulot alors que je ne devrais pas. Je vais recommencer à nouveau une année sans rien changer par rapport à la précédente. Je me détruis, je me punis.

 

Quitter | Retrouver.

Quitter la famille.

Quitter les gens qui me soutiennent et me motivent.

Quitter ce début de liberté d’esprit.

Quitter la maison.

Quitter les montagnes.

Quitter les nuits paisibles.

Quitter le chat.


Retrouver le studio vide et triste.

Retrouver la solitude.

Retrouver le métro-boulot-dodo

Retrouver l’ennui des soirs et des week-ends

Retrouver les projets stressants du boulot.

Retrouver les repas dégueulasses.

Retrouver l’attente.

L’angoisse.

Le stress.

 

 

Fin des vacances.

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Hello,

Je n’ai pas pu venir écrire ici des vacances. J’ai tenté à de multiples reprises de commencer des articles, ils sont restés à l’état de brouillons. Peut-être même que celui-ci finira au même endroit. Je n’ai rien de nouveau à vous raconter, et j’ai peur de vous ennuyer. Mes vacances se terminent demain soir. Pour la première fois depuis que je bosse, j’ai posé quinze jours.

Je ne suis pas parti en roadtrip comme je l’avais pensé. La Savoie et les Alpes, ça ne sera pas pour cette fois-ci. Pour autant, mes vacances n’ont pas été totalement raté, puisque j’ai revu deux bons amis, nous avons fait des soirées sympathiques, et j’ai passé le reste du temps en famille. Je ne vais pas m’étendre sur mes activités durant cette période de congés, elles n’ont rien d’extraordinaire.

Vous vous doutez bien évidemment de la phrase que je vais écrire : je ne veux pas y retourner. Voilà, c’est dit, au moins je n’ai plus ce poids sur le bout des doigts. Les choses ne changent pas ! L’impression était la même quand il fallait retourner à l’école après deux mois de vacances. Depuis hier, je commence à m’enfoncer doucement mais sûrement dans l’angoisse du retour au studio et au boulot. Je tente tant bien que mal de sauver la face auprès de la famille, de « faire le grand », mais ça passe difficilement.

Le fait d’avoir profité de ces vacances rend le retour au studio d’autant plus difficile. J’ai pris le soleil, j’ai vu mes potes, j’ai vu ma famille, j’ai rarement été seul, et demain je devrai remonter là-haut, seul. Revoir les collègues et les projets en attente. A l’école, je comptais les années puis les mois qui me restaient avant la fin de mes études. Maintenant, je compte les années avant quoi ? Que je crève ? Les prochaines vacances ? Alors c’est ça, ma vie sera toujours ponctuée par les vacances. Souffrir au boulot, puis revenir respirer pendant les congés.

Je ne vais pas repartir dans mes délires ou chercher des solutions, cela serait inutile. Je vais rentrer bêtement au studio, reprendre mes habitudes de petit vieux, et refaire mes aller-retour au boulot. Je m’enfermerai à nouveau dans cette routine et je moisirai. Je ne vois pas ce qu’il est possible de faire d’autre. Trouver un autre boulot est impossible puisque je ne sais pas ce qu’il me plairait de faire. Je n’ai donc qu’à attendre patiemment que le temps passe.

Nous sommes à peine fin juillet, quel va-t-être le prochain objectif ? Noël peut-être. Cela fait encore de nombreux mois à supporter. Le retour au boulot lundi va être périlleux. J’espère qu’ils ne me tomberont pas tous dessus dès le matin, qu’ils laisseront le temps que la transition se fasse doucement.

Ces vacances ne m’ont pas aidé à faire un point sur ma vie et sur ma situation. Quoique si, je comprends une chose, c’est que je me focalise trop sur ma petite personne et que je devrais penser à autre chose, ou à quelqu’un d’autre. Histoire de m’oublier et de me lâcher la grappe. Je me rends aussi compte que j’ai besoin d’être avec du monde que je connais, comme de la famille ou des amis. Dans le coin où je travaille je n’y connais personne et la solitude me tape sur le système.

Mes autres potes, ingénieurs eux-aussi, semblent accepter leur boulot et les responsabilités qui leur sont données. Pendant nos discussions, je me sentais nettement en-dessous eux, ils me semblaient bien plus épanouis dans leur quotidien au travail. J’ai dit quelques banalités sur mon travail puis j’ai fermé ma gueule. Comment expliquer que je ne me sens pas à ma place ? Tout n’est pas rose non plus pour eux, ils ont leurs problèmes persos, je me doute que chacun a ses problèmes.

Pendant mes études, je me comparais aux autres uniquement sur l’échelle des notes. Aujourd’hui, je me rends compte que ce fut une grave erreur. Il n’y a pas que les études dans la vie, et j’ai raté beaucoup de choses. J’ai lâché tout le reste, et je me retrouve en retard par rapport aux autres. Maintenant, chacun fait son bonhomme de chemin dans de multiples domaines, que cela soit le couple, les loisirs, le travail, les voyages, les vacances. Chacun évolue, comme un petit Sim’s. Moi, je fais du sur-place, je n’ose pas profiter.

Je n’ai pas réussi à décrocher pendant ces vacances. Le boulot est resté en tâche de fond, les petites habitudes aussi. Je n’ai pas quitté l’ordinateur ni le smartphone. Je me suis connecté régulièrement à Facebook, Insta et aux mails. Je n’ai pas eu quinze jours de décrochage complet, de changement. Je suis resté dans la continuité, et je vais y retourner dès demain soir.

J’essaye du mieux que je peux de ne pas y penser, de repousser l’idée du boulot, de faire quelque chose qui m’occupe l’esprit. Mais je ne peux pas éviter tous les moments de creux et de blues. Je ne peux pas boire tout le temps des bières. Je ne peux pas tout le temps manger du chocolat. Je ne peux pas avoir tout le temps quelqu’un à côté de moi qui me tienne compagnie et qui me change les idées.

Je remercie beaucoup les personnes qui m’ont accompagné pendant ces vacances. Merci, merci, merci pour tout. Désolé, maintenant, je repasse en mode déprimé.

Moment présent.

Où es-tu fichu moment présent ?

On me parle de toi, on me dit qu’il faut que j’apprenne à t’apprécier.

Je te cours après, sans parvenir à te saisir.

Les regrets du passé, l’angoisse du futur.

Je bascule sans cesse entre les deux.

En vacances ? Oui.

Mais avec le retour du boulot au bout.

Alors, à quoi bon ?

 


 

PS. : Oui, je suis une grosse larve, je n’écris plus. Si je viens poster ici, ça ne serait que des choses déjà dites, je préfère m’abstenir. Profitez de la vie. 

Cerveau au ralenti.

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J’ai l’impression, ces temps-ci, de ne plus rien retenir du tout. Comme si mon cerveau ne prenait même pas la peine de se mettre en route et de faire l’action. Il est devenu un gros branleur en fait, comme moi.

Pourtant, en vingt-trois ans, j’ai dû en apprendre des choses. Depuis la maternelle jusqu’au stage de fin d’études, les devoirs et autres interrogations se sont enchaînés à un rythme effréné. Surtout, ne pas sortir la tête de l’eau, ne pas réfléchir à pourquoi je le fais, mais continuer, pour la postérité. C’est donc bien qu’à une époque j’ai su apprendre des choses, faire rentrer des informations dans le cerveau. Remarquez, en dehors de ça, je n’ai développé aucune autre connaissance. Pas de loisirs, pas de musique, pas de sport, j’ai toujours eu peur d’apprendre à faire une activité inédite. Il aurait fallu que je sache immédiatement maîtriser l’intégralité du domaine pour ne pas être en situation d’échec.

Les études furent pour moi une période de souffrance, il fallait que je fasse entrer toutes ces connaissances dans ma tête. Je ne savais pas réellement pourquoi. C’était un ordre en quelque sorte, un devoir. Depuis jeune je rejette cette nécessité d’apprendre, de connaitre. Je fais uniquement ce qui est obligatoire.

Sauf qu’aujourd’hui, il faut que je me bouge. Je ne peux plus moisir dans cette situation. Je sens que si je continue avec cette philosophie, je vais m’enterrer, et j’aurais de plus en plus de mal à apprendre. Je sens clairement que j’ai du mal à retenir les choses. Au boulot, je n’arrive pas à mémoriser les différents mots de passes ou autres codes. Étonnamment, les seuls chiffres qui se marquent dans mon esprit sont les plaques d’immatriculation de voitures. Alors que pendant mes études je pouvais mener des raisonnements pour résoudre des problèmes mathématiques ou construire des démonstrations, je sens que maintenant je ne pourrais plus le faire. Car j’ai perdu l’entrainement et la volonté. Je me sens vide d’intérêt. Je suis mou et endormi, que ça soit du point de vue physique que mental.

Une petite parenthèse sur le boulot, qui j’espère sera courte. Si au début je mettais les bouchées doubles pour apprendre à maîtriser les logiciels et acquérir les compétences, depuis que je me suis rendu compte de l’inutilité de tout ça, j’ai complètement lâché l’affaire. Je ne monte plus en compétences, je me contente de pondre des rapports qui correspondent à peu près à ce que demande la hiérarchie. Encore une fois, mon cerveau n’est pas titillé par la curiosité, par la volonté d’apprendre. Ces petits moments d’euphorie lors desquels on se jette sur une problématique pour tenter de la résoudre sont fort lointains.

Pour être franc, le seul point positif que je peux voir concerne le domaine de l’écriture. Loin de penser que je sais écrire, je me dis que la tenue de ce blog est un bon moyen pour construire des phrases et garder un certain niveau d’orthographe. Oui, je me doute que je laisse certaines fautes traîner dans les articles, surtout quand je suis fatigué et que je ne relis pas. J’essaye au maximum de me renseigner sur la conjugaison (les verbes des deuxième et troisième groupes sont mes ennemis) et d’utiliser des synonymes pour éviter les répétitions. Voilà peut-être la seule capacité que je développe actuellement.

Vous savez à quoi ça me fait penser tout ça ? Aux Sims. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais selon les objets que l’on installait dans la maison, on pouvait faire évoluer différents traits de caractère des personnages. En fait, je n’en développe plus aucun. Je me repose sur mes acquis, je me laisse aller. Sans objectif, sans projet, sans ambition. J’ai bien un peu ressorti l’appareil photo, cela me plait toujours d’en faire, de saisir le moment, les expressions, les paysages, mais mon intérêt s’émousse rapidement. Bon sang, pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me concentrer sur UNE seule activité et la garder ?

Il faut que j’arrive à comprendre que la période d’apprentissage ne se limitait pas uniquement à l’enfance, mais qu’elle occupe en réalité toute la vie. Il faut que je comprenne qu’on ne peut pas tout savoir faire dès le premier jour. Que je vais rater, que je vais me planter, que ça ne me plaira peut-être pas. C’est tellement compliqué pour moi d’envisager me lancer dans une activité sans être sûr que je ne passerais pas pour une quiche et que je maîtriserais l’intégralité des détails de celle-ci. Un peu comme quand j’allais courir et que je m’en voulais de ne pas savoir enchaîner une heure et quart de course sans m’arrêter.

Est-ce qu’une brave main peut venir me secouer et m’accompagner dans une activité qui saurait réveiller mon cerveau ?

Y’a quelqu’un ?

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Quel plaisir de retrouver un clavier et de pouvoir venir vous parler, je vous avoue que ça m’avait manqué. Vous imaginez, je n’ai pas pu venir me plaindre ici, comment ai-je fait pour survivre ?

J’en ai presque même perdu l’habitude. Je cherche un peu mes mots, je me demande si cet article à bien un intérêt, tout comme le blog. Hein, rien de nouveau, mes problèmes existentiels sont toujours les mêmes.

Bref, comme certain(e)s l’ont peut-être suivi sur Insta, j’ai flingué mon ancien ordinateur portable (#RIP #GrosAsus), je l’ai tenu jusqu’au dernier souffle. Au bout d’un moment, avec chargeur HS et prise d’alim’ foutue, faut laisser tomber. Cinq ans de vie commune, c’est beau non ? Je sais que ce n’est qu’un objet, mais j’ai eu un petit pincement au cœur. Je me souviens encore quand je l’ai reçu en août 2012 (oui, je sais, ça ne fait pas tout à fait cinq ans, mais bref). Il a vécu des choses lui aussi, les études, le stage, les deux emplois, le chômage. Il a subit mes colères, mes chagrins, mes euphories, mes déprimes. J’ai presque dû l’avoir dans les mains tous les jours. La tablette n’a pas réussi à le reléguer au second plan, encore moins le smartphone. Je suis vieux jeu, il me faut des touches physiques sous les doigts.

La période sans ordinateur, environ une semaine je pense, fut … contraignante. Je sentais qu’il me manquait quelque chose, une activité, un repère. Vous savez, cet ami qui est là en cas d’ennui ou de solitude. D’accord il y a toujours le smartphone et la télé, mais ce n’est pas pareil. Je persiste à dire qu’il est très difficile de remplacer un ordinateur portable par un smartphone. J’ai passé plus de temps sur Instagram, dont je découvre peu à peu le fonctionnement et les chouettes personnes qu’on peut y trouver. Je pense apprécier son contenu, plus que Facebook.

Pour ce genre d’application, le smartphone est top, mais pour le reste, c’est l’enfer. Il chauffe, la batterie fond comme neige au soleil dès qu’on l’utilise sérieusement (moins d’une journée), et le multi-tâche n’en est pas vraiment un. Dois-je parler de la navigation sur Internet avec Chrome sur mobile ? Certains sites s’adaptent, toutefois cela reste une solution de secours. Ce n’est pas utilisable au quotidien. Pour en terminer avec le smartphone, je dois décerner des mentions (c’est la période, le cinq juillet les bacheliers auront leurs résultats).

Mention Très Bien à Amazon qui dispose d’une application très bien optimisée, la navigation dans le catalogue est aisée, de même que la commande. Et là, surprise. Pour une commande passée dimanche soir, j’ai reçu le colis mardi matin, vraiment top (sans Premium).

Mention Intolérable à RueDuCommerce. Par où commencer ? Le point positif est que c’est la seule boutique à vendre en majorité la marque d’ordinateur que je désirais. C’est tout. Le reste, une catastrophe. L’application n’a pas arrêté de crasher. J’ai dû l’abandonner et passer par le site Internet. Qui plantait lui aussi. Très rassurant quand on passe une commande à plusieurs centaines d’euros. Ensuite, je m’attends à ce que la commande apparaisse une fois le paiement effectué. Tu parles. En fait l’application et le site mobile ne sont pas immédiatement mis à jour, contrairement au vrai site « bureau » qui lui l’est. Donc inquiétude toute la soirée le temps de voir que la commande était bien passée. La cerise sur le gâteau fut la livraison. Reçu jeudi matin (à comparer avec Amazon, donc) dans un carton totalement défoncé et éventré. A peine quelques grosses bulles en plastique entre le carton de l’ordinateur et le carton de livraison. J’étais en rage, prêt à refuser le colis. J’ai pris le risque, et, ma fois, tout va bien. Toutefois, à notre époque où il est si facile et pratique de commander sur Internet, je trouve inadmissible qu’un site aussi connu effectue encore des emballages et des envois comme ceci.

Vous l’aurez donc compris, j’ai fait l’acquisition d’un nouvel ordinateur portable, fidèle compagnon sans qui je ne peux vivre. Un #PetitAsus est donc venu remplacer #GrosAsus. Pour le moment, j’ai passé une soirée à désinstaller toutes les choses qui servent à rien et à faire les mises à jour Windows. Et aussi installer les indispensables comme Chrome, LibreOffice et Thunderbird. Je le trouve très élégant, un peu à la manière d’un MacBook. Asus a réussi à faire entrer une dalle de 14 pouces dans un boitier de 13 pouces, ce qui donne des bordures d’écran très fines et un ordinateur tout petit. Vraiment très surprenant, mais surtout, très pratique. Quel plaisir de ne plus avoir à transporter l’énorme sacoche en bandoulière avec le 17 pouces dedans qui pèse une tonne. Vous savez que j’accorde une importance capitale à la frappe et au clavier : pour le moment, j’ai vite trouvé mes marques et je tape plutôt rapidement. J’avais peur de tomber sur des touches minuscules mais ce n’est pas le cas, et elles sont plutôt bien espacées. Au passage, j’avais essayé le nouveau MacBook Pro 2017 avec son clavier tout fin : Brrr quelle expérience perturbante, les touches ne s’enfoncent pas, le bruit est très métallique, je n’ai pas été fan. Bref, il faut encore que je fasse tous mes transferts de musique, photos et documents. J’espère réussir à retrouver mes bibliothèque iTunes, Calibre et LightRoom.

Tout n’a pas été rose, le choix de ce modèle fut un vrai parcours du combattant. J’ai traîné des heures sur les boutiques en ligne, sans vraiment me décider. J’ai donc pris ma voiture pour écumer les grandes surfaces du coin. Quel enfer. Tourner dans les rayons, tout le monde autour, ne pas savoir quoi choisir … Coucou la crise d’angoisse en plein milieu d’Auchan. Ce fut de toute façon inutile puisque les configurations proposées ne correspondaient pas à mes besoins et les prix un peu délirants. Alors, étais-je trop exigeant pour la configuration d’un petit portable permettant de faire tourner LightRoom ? Je suis parti vers d’autres idées … un PC fixe pour les photos, un petit portable pour les week-ends et le canapé … Solution trop onéreuse. Et je ne veux pas m’encombrer d’un PC fixe. Au bout d’un moment, il fallut prendre une décision, cliquer, faire quelque chose, c’était intenable. Alors, avec l’aide de Mumu (Merciiiiiiii), j’ai enfin trouvé un modèle qui remplissait mes critères, ouf.

Je sais, vous allez me prendre pour un fou, mais c’est le genre de choix qui peut me bousiller un week-end, me pousser à bout, me faire dérailler. Toute solution a ses défauts, il faut savoir faire des compromis et se lancer. Mais non, au lieu de ça j’ai hésité, je suis parti dans toutes les directions, je réfléchissais aux conséquences qu’implique le choix d’un ordinateur … Si je le prends trop petit, si je le prends trop gros, si je prends un fixe, et blabla, et blabla. Des raisonnements à n’en plus finir, qui se mordent la queue et qui ne mènent à rien. Et cela m’use et me fatigue. Au lieu de passer un chouette moment, ce fut une angoisse.

Pour cet article, je vais m’arrêter sur ces problématiques informatiques de la plus haute importance. L’objectif était principalement de vous dire que j’étais toujours vivant. Ne vous inquiétez pas, je reviendrai vous parler du boulot bientôt.

Prenez soin de vous.