Moment présent.

Où es-tu fichu moment présent ?

On me parle de toi, on me dit qu’il faut que j’apprenne à t’apprécier.

Je te cours après, sans parvenir à te saisir.

Les regrets du passé, l’angoisse du futur.

Je bascule sans cesse entre les deux.

En vacances ? Oui.

Mais avec le retour du boulot au bout.

Alors, à quoi bon ?

 


 

PS. : Oui, je suis une grosse larve, je n’écris plus. Si je viens poster ici, ça ne serait que des choses déjà dites, je préfère m’abstenir. Profitez de la vie. 

Cerveau au ralenti.

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J’ai l’impression, ces temps-ci, de ne plus rien retenir du tout. Comme si mon cerveau ne prenait même pas la peine de se mettre en route et de faire l’action. Il est devenu un gros branleur en fait, comme moi.

Pourtant, en vingt-trois ans, j’ai dû en apprendre des choses. Depuis la maternelle jusqu’au stage de fin d’études, les devoirs et autres interrogations se sont enchaînés à un rythme effréné. Surtout, ne pas sortir la tête de l’eau, ne pas réfléchir à pourquoi je le fais, mais continuer, pour la postérité. C’est donc bien qu’à une époque j’ai su apprendre des choses, faire rentrer des informations dans le cerveau. Remarquez, en dehors de ça, je n’ai développé aucune autre connaissance. Pas de loisirs, pas de musique, pas de sport, j’ai toujours eu peur d’apprendre à faire une activité inédite. Il aurait fallu que je sache immédiatement maîtriser l’intégralité du domaine pour ne pas être en situation d’échec.

Les études furent pour moi une période de souffrance, il fallait que je fasse entrer toutes ces connaissances dans ma tête. Je ne savais pas réellement pourquoi. C’était un ordre en quelque sorte, un devoir. Depuis jeune je rejette cette nécessité d’apprendre, de connaitre. Je fais uniquement ce qui est obligatoire.

Sauf qu’aujourd’hui, il faut que je me bouge. Je ne peux plus moisir dans cette situation. Je sens que si je continue avec cette philosophie, je vais m’enterrer, et j’aurais de plus en plus de mal à apprendre. Je sens clairement que j’ai du mal à retenir les choses. Au boulot, je n’arrive pas à mémoriser les différents mots de passes ou autres codes. Étonnamment, les seuls chiffres qui se marquent dans mon esprit sont les plaques d’immatriculation de voitures. Alors que pendant mes études je pouvais mener des raisonnements pour résoudre des problèmes mathématiques ou construire des démonstrations, je sens que maintenant je ne pourrais plus le faire. Car j’ai perdu l’entrainement et la volonté. Je me sens vide d’intérêt. Je suis mou et endormi, que ça soit du point de vue physique que mental.

Une petite parenthèse sur le boulot, qui j’espère sera courte. Si au début je mettais les bouchées doubles pour apprendre à maîtriser les logiciels et acquérir les compétences, depuis que je me suis rendu compte de l’inutilité de tout ça, j’ai complètement lâché l’affaire. Je ne monte plus en compétences, je me contente de pondre des rapports qui correspondent à peu près à ce que demande la hiérarchie. Encore une fois, mon cerveau n’est pas titillé par la curiosité, par la volonté d’apprendre. Ces petits moments d’euphorie lors desquels on se jette sur une problématique pour tenter de la résoudre sont fort lointains.

Pour être franc, le seul point positif que je peux voir concerne le domaine de l’écriture. Loin de penser que je sais écrire, je me dis que la tenue de ce blog est un bon moyen pour construire des phrases et garder un certain niveau d’orthographe. Oui, je me doute que je laisse certaines fautes traîner dans les articles, surtout quand je suis fatigué et que je ne relis pas. J’essaye au maximum de me renseigner sur la conjugaison (les verbes des deuxième et troisième groupes sont mes ennemis) et d’utiliser des synonymes pour éviter les répétitions. Voilà peut-être la seule capacité que je développe actuellement.

Vous savez à quoi ça me fait penser tout ça ? Aux Sims. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais selon les objets que l’on installait dans la maison, on pouvait faire évoluer différents traits de caractère des personnages. En fait, je n’en développe plus aucun. Je me repose sur mes acquis, je me laisse aller. Sans objectif, sans projet, sans ambition. J’ai bien un peu ressorti l’appareil photo, cela me plait toujours d’en faire, de saisir le moment, les expressions, les paysages, mais mon intérêt s’émousse rapidement. Bon sang, pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me concentrer sur UNE seule activité et la garder ?

Il faut que j’arrive à comprendre que la période d’apprentissage ne se limitait pas uniquement à l’enfance, mais qu’elle occupe en réalité toute la vie. Il faut que je comprenne qu’on ne peut pas tout savoir faire dès le premier jour. Que je vais rater, que je vais me planter, que ça ne me plaira peut-être pas. C’est tellement compliqué pour moi d’envisager me lancer dans une activité sans être sûr que je ne passerais pas pour une quiche et que je maîtriserais l’intégralité des détails de celle-ci. Un peu comme quand j’allais courir et que je m’en voulais de ne pas savoir enchaîner une heure et quart de course sans m’arrêter.

Est-ce qu’une brave main peut venir me secouer et m’accompagner dans une activité qui saurait réveiller mon cerveau ?

Y’a quelqu’un ?

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Quel plaisir de retrouver un clavier et de pouvoir venir vous parler, je vous avoue que ça m’avait manqué. Vous imaginez, je n’ai pas pu venir me plaindre ici, comment ai-je fait pour survivre ?

J’en ai presque même perdu l’habitude. Je cherche un peu mes mots, je me demande si cet article à bien un intérêt, tout comme le blog. Hein, rien de nouveau, mes problèmes existentiels sont toujours les mêmes.

Bref, comme certain(e)s l’ont peut-être suivi sur Insta, j’ai flingué mon ancien ordinateur portable (#RIP #GrosAsus), je l’ai tenu jusqu’au dernier souffle. Au bout d’un moment, avec chargeur HS et prise d’alim’ foutue, faut laisser tomber. Cinq ans de vie commune, c’est beau non ? Je sais que ce n’est qu’un objet, mais j’ai eu un petit pincement au cœur. Je me souviens encore quand je l’ai reçu en août 2012 (oui, je sais, ça ne fait pas tout à fait cinq ans, mais bref). Il a vécu des choses lui aussi, les études, le stage, les deux emplois, le chômage. Il a subit mes colères, mes chagrins, mes euphories, mes déprimes. J’ai presque dû l’avoir dans les mains tous les jours. La tablette n’a pas réussi à le reléguer au second plan, encore moins le smartphone. Je suis vieux jeu, il me faut des touches physiques sous les doigts.

La période sans ordinateur, environ une semaine je pense, fut … contraignante. Je sentais qu’il me manquait quelque chose, une activité, un repère. Vous savez, cet ami qui est là en cas d’ennui ou de solitude. D’accord il y a toujours le smartphone et la télé, mais ce n’est pas pareil. Je persiste à dire qu’il est très difficile de remplacer un ordinateur portable par un smartphone. J’ai passé plus de temps sur Instagram, dont je découvre peu à peu le fonctionnement et les chouettes personnes qu’on peut y trouver. Je pense apprécier son contenu, plus que Facebook.

Pour ce genre d’application, le smartphone est top, mais pour le reste, c’est l’enfer. Il chauffe, la batterie fond comme neige au soleil dès qu’on l’utilise sérieusement (moins d’une journée), et le multi-tâche n’en est pas vraiment un. Dois-je parler de la navigation sur Internet avec Chrome sur mobile ? Certains sites s’adaptent, toutefois cela reste une solution de secours. Ce n’est pas utilisable au quotidien. Pour en terminer avec le smartphone, je dois décerner des mentions (c’est la période, le cinq juillet les bacheliers auront leurs résultats).

Mention Très Bien à Amazon qui dispose d’une application très bien optimisée, la navigation dans le catalogue est aisée, de même que la commande. Et là, surprise. Pour une commande passée dimanche soir, j’ai reçu le colis mardi matin, vraiment top (sans Premium).

Mention Intolérable à RueDuCommerce. Par où commencer ? Le point positif est que c’est la seule boutique à vendre en majorité la marque d’ordinateur que je désirais. C’est tout. Le reste, une catastrophe. L’application n’a pas arrêté de crasher. J’ai dû l’abandonner et passer par le site Internet. Qui plantait lui aussi. Très rassurant quand on passe une commande à plusieurs centaines d’euros. Ensuite, je m’attends à ce que la commande apparaisse une fois le paiement effectué. Tu parles. En fait l’application et le site mobile ne sont pas immédiatement mis à jour, contrairement au vrai site « bureau » qui lui l’est. Donc inquiétude toute la soirée le temps de voir que la commande était bien passée. La cerise sur le gâteau fut la livraison. Reçu jeudi matin (à comparer avec Amazon, donc) dans un carton totalement défoncé et éventré. A peine quelques grosses bulles en plastique entre le carton de l’ordinateur et le carton de livraison. J’étais en rage, prêt à refuser le colis. J’ai pris le risque, et, ma fois, tout va bien. Toutefois, à notre époque où il est si facile et pratique de commander sur Internet, je trouve inadmissible qu’un site aussi connu effectue encore des emballages et des envois comme ceci.

Vous l’aurez donc compris, j’ai fait l’acquisition d’un nouvel ordinateur portable, fidèle compagnon sans qui je ne peux vivre. Un #PetitAsus est donc venu remplacer #GrosAsus. Pour le moment, j’ai passé une soirée à désinstaller toutes les choses qui servent à rien et à faire les mises à jour Windows. Et aussi installer les indispensables comme Chrome, LibreOffice et Thunderbird. Je le trouve très élégant, un peu à la manière d’un MacBook. Asus a réussi à faire entrer une dalle de 14 pouces dans un boitier de 13 pouces, ce qui donne des bordures d’écran très fines et un ordinateur tout petit. Vraiment très surprenant, mais surtout, très pratique. Quel plaisir de ne plus avoir à transporter l’énorme sacoche en bandoulière avec le 17 pouces dedans qui pèse une tonne. Vous savez que j’accorde une importance capitale à la frappe et au clavier : pour le moment, j’ai vite trouvé mes marques et je tape plutôt rapidement. J’avais peur de tomber sur des touches minuscules mais ce n’est pas le cas, et elles sont plutôt bien espacées. Au passage, j’avais essayé le nouveau MacBook Pro 2017 avec son clavier tout fin : Brrr quelle expérience perturbante, les touches ne s’enfoncent pas, le bruit est très métallique, je n’ai pas été fan. Bref, il faut encore que je fasse tous mes transferts de musique, photos et documents. J’espère réussir à retrouver mes bibliothèque iTunes, Calibre et LightRoom.

Tout n’a pas été rose, le choix de ce modèle fut un vrai parcours du combattant. J’ai traîné des heures sur les boutiques en ligne, sans vraiment me décider. J’ai donc pris ma voiture pour écumer les grandes surfaces du coin. Quel enfer. Tourner dans les rayons, tout le monde autour, ne pas savoir quoi choisir … Coucou la crise d’angoisse en plein milieu d’Auchan. Ce fut de toute façon inutile puisque les configurations proposées ne correspondaient pas à mes besoins et les prix un peu délirants. Alors, étais-je trop exigeant pour la configuration d’un petit portable permettant de faire tourner LightRoom ? Je suis parti vers d’autres idées … un PC fixe pour les photos, un petit portable pour les week-ends et le canapé … Solution trop onéreuse. Et je ne veux pas m’encombrer d’un PC fixe. Au bout d’un moment, il fallut prendre une décision, cliquer, faire quelque chose, c’était intenable. Alors, avec l’aide de Mumu (Merciiiiiiii), j’ai enfin trouvé un modèle qui remplissait mes critères, ouf.

Je sais, vous allez me prendre pour un fou, mais c’est le genre de choix qui peut me bousiller un week-end, me pousser à bout, me faire dérailler. Toute solution a ses défauts, il faut savoir faire des compromis et se lancer. Mais non, au lieu de ça j’ai hésité, je suis parti dans toutes les directions, je réfléchissais aux conséquences qu’implique le choix d’un ordinateur … Si je le prends trop petit, si je le prends trop gros, si je prends un fixe, et blabla, et blabla. Des raisonnements à n’en plus finir, qui se mordent la queue et qui ne mènent à rien. Et cela m’use et me fatigue. Au lieu de passer un chouette moment, ce fut une angoisse.

Pour cet article, je vais m’arrêter sur ces problématiques informatiques de la plus haute importance. L’objectif était principalement de vous dire que j’étais toujours vivant. Ne vous inquiétez pas, je reviendrai vous parler du boulot bientôt.

Prenez soin de vous.

 

Je ne peux pas vivre seul.

C’est clair, net, précis. Cela me saute à la figure. 

Je ne peux pas vivre seul. Je n’ai pas été habitué à ça.

J’ai besoin de quelqu’un qui donne un sens à mes journées, qui me motive, qui m’accompagne. J’ai besoin de quelqu’un à qui parler et qui réussit à endormir mon cerveau. J’ai besoin d’attention et d’encouragement.

Seul, je craque. Les maux de tête en permanence, l’envie de dormir, la recherche de sens dans toutes les actions … Tout ceci est insupportable. Le pire arrive quand je n’arrive même plus à me concentrer sur un livre ou sur une série télé. A ce moment-là, je me retrouve vraiment seul avec mes pensées, allongé sur le sol, avec l’envie de m’envoler.

Je ne sais pas m’occuper de moi. Je ne mange plus ou très mal. Rien ne me donne envie et j’ai donc faim le soir. Je vais au boulot à reculons, juste parce que je suis obligé. 

Je remets encore une fois tout en cause et je me demande comment je vais pouvoir me sortir de cette situation. Je craque. Cela faisait longtemps que je n’étais plus tombé dans ces bas fonds, et je me prends une belle claque. 

Qu’ont-ils fait en 5 ans ? 

Article totalement orienté sur le matérialisme et la société de consommation.

Je n’arrive plus à re-souder la prise d’alimentation de mon ordinateur portable. La batterie est déchargée, je n’ai donc plus d’ordinateur.

Après plusieurs chutes et cette prise d’alimentation qui s’est fait la malle, je crois qu’il est temps de remiser cet Asus N76VM acheté en août 2012. 

Et je ne trouve rien d’intéressant. A configuration équivalente, les ordinateurs sont plus chers que mon épave achetée il y a bientôt 5 ans. 

Qu’on fait les ingénieurs en 5 ans ? Je ne comprends pas. Mon portable de 2012 a un écran Full HD à dalle matte, un Core i7 3610QM @ 3.0 Ghz, 8 Go de Ram, 750 Go de disque dur. Je l’avais payé 720 € à l’époque.

Alors certes, on trouve de jolis Ultrabooks, mais leur configuration est souvent inférieure. Dans la gamme des portables dits Multimédias, je ne trouve pas que les modèles aient fondamentalement changé. C’est toujours la même chose. Pas d’innovations. 

Je suis chieur pour le choix de mon pc portable, mais je vais difficilement pouvoir m’en passer et je vais devoir me bouger pour trouver le remplaçant. Je suis tenté par le changement, comme prendre un petit 13.3 pouces, voire prendre un hybride 2 en 1. Mes habitudes seraient bouleversées…

En attendant, surfer et écrire sur le smartphone est une horreur.

Huit semaines hors du cocon.

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Je crois que c’est mon record toutes catégories. Depuis que je suis né, tout simplement. Vous allez trouver ça bête, mais cela faisait huit semaines que je n’étais pas retourné au cocon familial, chez mes parents. Il faut dire qu’il y a eu le week-end Bretagne, puis Sud, puis Normandie.

Ce fut un bonheur incroyable vendredi soir en arrivant. Revoir mes parents, revoir mon environnement, la verdure, le jardin, les montagnes, les animaux, le calme … Tellement d’éléments qui me manquent au quotidien. Immédiatement, je me retrouve avec quelques années de moins, avec ma maman à mes côtés, mais uniquement pour deux courtes journées déconnectées de la réalité.

Cette réalité ne rôde jamais bien loin. Je peux toujours changer d’humeur d’un instant à l’autre et me mettre à penser au boulot et à ce nouveau projet qui m’est tombé dessus. Mon système de remise en question permanente se remet en marche et je sombre à nouveau dans ces raisonnements sans fins. Ils sont encore pires que quand je suis à mon studio, car ici je vois tout ce que j’ai perdu à devoir être adulte et à devoir avoir un travail. J’ai perdu la proximité des gens que j’aime. J’ai perdu mon environnement. J’ai perdu mon enfance.

Hier soir, ma mère m’a demandé, avec un regard triste : «  Tu ne peux pas vivre comme tout le monde, non ? « . Comme vous pouvez bien l’imaginer, cette question me trotte dans l’esprit depuis. C’est vrai ça, pourquoi je ne peux pas avoir une vie comme tout le monde ? J’ai un job, un salaire, bref, ce que la société demande, il ne manque plus qu’à l’accepter et à l’apprécier. Mais non, ça ne veut pas. Je me sens piégé, je me sens victime. J’ai tenté de lancer la discussion en lui disant que je ne voulais pas de ce travail, que ce monde me détruisait et qu’il fallait que je trouve un autre moyen de subsister à mes besoins. Autant m’adresser à un mur : « Mais, comment veux-tu vivre sans travailler ? Tu es bien obligé pour gagner de l’argent ! ». Je ne lui en veux pas, elle a raison en plus. Je suis bien obligé.

Je crois que ça m’énerve de me sentir obligé de faire quelque chose. Je ne comprends pas mon intérêt personnel à réaliser cette tâche. D’accord, il faut que je travaille pour gagner de l’argent, pour payer les factures, et pour partir en week-end. Seulement, dans ma tête, je n’arrive pas à construire tout ce schéma de relations au complet. Je reste au simple constat que Travail = Mal-être, tristesse, ordre, corvée. Je suis désolé Maman, mais je ne vois pas comment je pourrais accepter de devoir retourner là-bas. Jamais je ne serais content de le faire. Ce n’est pas un mode de fonctionnement qui me convient, ni ma vision des choses de la vie.

Cela me fait penser à une question sur laquelle j’ai pas mal échangé avec un collègue. Quand je suis arrivé dans la boite, j’étais tout naïf, tout jeune, et je pensais que les gens savaient ce qu’ils faisaient, qu’ils maîtrisaient tout et que chacun se faisait confiance, même entre clients et fournisseurs. Que neni. Ce collègue m’a vite fait comprendre que le premier objectif était d’entourlouper les autres, et que surtout il ne fallait jamais leur faire confiance. Au fur et à mesure, même avec ma faible expérience professionnelle, je me suis rendu compte que chacun fait ce qu’il peut, que souvent les gens rendent des rapports avec des éléments incorrects ou magouillés, mais avec une certaine dose de déresponsabilisation cela passe bien. Au final, peu importe ce qui est écrit dans le rapport, si les autres font confiance, ça passe.

Alors, bien évidemment, moi ça m’arrange car étant donné mon niveau de merde, je peux me permettre de rendre des résultats pas vraiment au top. Pourtant, cela chatouille ma bonne conscience. J’ai perdu ma naïveté, j’ai pris conscience que c’était la jungle et qu’il fallait juste se battre pour gagner de l’argent. Même dans un domaine très technique comme le mien, la technique peut s’enfouir sous une tonne de combines et de blabla. Tout au long des études, j’ai toujours cru tout ce qu’on me disait. J’ai toujours pensé que les professeurs étaient des pros dans leur domaine, que les sociétés savaient exactement ce qu’elles faisaient. En fait, j’ai toujours fait confiance en tout le monde. J’ai vite déchanté en découvrant le monde de l’entreprise.

Bref, je ne voulais pas parler de ça en commençant cet article. Mais vous avez remarqué qu’en ce moment tous mes écrits dérivent sur le sujet du travail, je ne peux pas m’en empêcher, ce domaine occupe mon esprit en permanence. Je me sens nul de ne pas trouver un moyen de vivre, de gagner de l’argent, tout en respectant mes convictions et ma façon de penser. Je pourrais envoyer mon CV et ma lettre de motivation à des offres qui m’inspirent dans d’autres régions, mais je sais que ça ne réglera pas mon problème. Je chercherai sans cesse un intérêt à ce que je fais.

Vous voyez, ce nouveau projet qu’on m’a confié, je devrais le prendre à cœur, je devrais avoir cet objectif en tête, avoir le planning en tête, vouloir me battre pour avoir les réponses à mes questions, pour avoir les indications des fournisseurs, pour avoir le matériel dont j’ai besoin. Tout ceci m’inquiète car je sais que j’ai un délais à respecter et que je dois rendre des résultats. Pourtant, je m’en fou, au fond. Ce n’est pas pour moi. Je dois le faire car c’est mon travail et c’est ce qu’on me demande de faire. Comment vous expliquer ce ressenti ? C’est une corvée pour moi, pas .. un vrai objectif, qui demande un dépassement de soi. Je ne le fais pas pour moi. Je n’arrive pas à trouver les mots. Je ne me sens pas concerné. Je ne suis pas motivé.

Je divague encore ! Le moment du départ ce soir va encore être compliqué. Comme à chaque fois que je rentre au cocon, je ne veux plus le quitter. Pourquoi le quitter ? Ce cocon m’apporte tout ce dont j’ai besoin pour survivre. Je n’ai besoin de rien d’autre. Je n’ai pas d’ambition, je n’ai pas de projets, je n’ai pas d’envie. Je suis bien ici. Quoique, quand je fus ici pour neuf mois de chômage et une dépression, je passai mes journées sur un canapé avec un sweat à capuche sur la tête, et je n’étais pas bien du tout. Mais tout est une question d’équilibre. Je n’ai pas acquis, au cours de mon enfance, cette volonté de m’émanciper et d’avoir ma propre vie en dehors du cocon familial.

Je vois de nouvelles façons de travailler qui émergent un peu partout sur Internet. On me parle de Fablab, on me parle de Start-Up, etc. Pourquoi tu ne lances pas ton entreprise ? Tu n’as qu’à être ton propre patron, comme ça personne ne t’embêtera. Oui, d’accord, je pourrais. Je pense que j’aimerais cette liberté. MAIS, et je l’écris en majuscules car c’est un gros mais, je n’ai pas la moindre idée de ce que je peux monétiser.

 

It’s just a job — PrototypeKblog

Pour continuer un peu sur ce thème du boulot, je vous propose de lire l’article de PrototypeKblog que Blossom m’a proposé en commentaire (je vous remercie tous les deux).

Tu as retrouvé du travail. Tout ce que tu espères maintenant, c’est que ce travail ne sera pas toxique. Ça va faire vingt ans que tu bosses. Tu as eu maintes occasions ces derniers mois, au fil de plusieurs dizaines d’entretiens de recrutement de toutes sortes, de décrire ton parcours, ou plutôt de décrire une […]

via It’s just a job — PrototypeKblog

Promis, après, j’arrête de parler boulot, ça doit commencer à vous soûler.